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Robert H. Djiguemde (1966) – Le nouveau Monde


 

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Robert H. Djiguemde, Le nouveau Monde, 2007

 

La poésie n’a pas de frontière ; par conséquent, l’Art Naïf non plus. En Afrique, la peinture naïve est l’une des perles de l’art moderne et contemporain. Si elle possède ses propres spécificités et reflète les diversités culturelles de chacun des pays, elle rejoint totalement l’Art Naïf européen :  il s’agit en effet d’une peinture généralement vive et colorée, une peinture du quotidien, où fréquemment le rêve se mêle à la réalité. Les artistes naïfs africains sont souvent issus de milieux populaires et sont quasiment tous des hommes. Si certains se sont formés dans des écoles d’art, beaucoup sont autodidactes : c’est pourquoi dans leurs oeuvres se retrouvent la même absence de technique, la même spontanéité, le même souci de l’émotion placé avant celui de l’esthétique.

 

Robert H. Djiguemde est l’un des grands représentants de l’Art Naïf africain ; né en 1966, il est burkinabé, mais vit en Côte d’Ivoire. Son art est stupéfiant de précision et de minutie. Il livre de nombreuses oeuvres aux couleurs vives et brillantes, des représentations de petits villages, des scènes de vie quotidienne où le rêve n’est jamais loin, ou encore, comme dans Le Nouveau Monde, des thèmes religieux. L’Arche de Noé et l’arrivée des couples d’animaux, suivis de leurs petits, sur la terre après le déluge, est un thème récurrent dans son oeuvre, probablement parce qu’il est à chaque fois l’occasion pour l’artiste d’exprimer son émerveillement face à la beauté du monde.