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Rigal Antoine (1966) – Dad is dead


Rigal Antoine, Dad is dead, 1995

Rigal Antoine, Dad is dead, 1995

 

Antoine Rigal est un artiste autodidacte mayennais. Punk, fils d’un anarchiste fonctionnaire des impôts, il est peintre et sculpteur. Il a grandi à Laval. Le dessin a toujours fait partie de sa vie, puisque c’est son père qui lui a fourni ses rudiments de culture artistique. Il commença à peindre à l’âge de vingt-deux ans, alors qu’il était condamné pour coups et blessures à des travaux d’intérêt général. En accord avec son esprit de provocation, il choisit son juge comme premier modèle. Ce fut une révélation. La même année, il exposa ses premières oeuvres dans une galerie où il reçut de nombreux encouragements. Il rencontra également des artistes, comme Stani Nitkowski qui marqua profondément le jeune homme, mais aussi Louis Chabaud et Alain Lacoste.

 

L’œuvre d’Antoine Rigal se nourrit de ses fantasmes et de ses obsessions, de sa colère et de ses déceptions. C’est une œuvre dérangeante au caractère brut, qui délivre un message sans concession, sans pudeur. « Ma vie privée appartient à tout le monde », répète-t-il. L’artiste peint son dégoût tout autant que son besoin irrépressible de la femme, de la drogue, du sexe, de l’alcool ; plus encore, il peint sa quête sans fin d’un amour qui ne cesse de fuir.

 

Dans Dad is dead, Rigal rend un hommage à son père, et à sa personnalité dans laquelle il se reconnaît : à gauche de ce triptyque, il peint des scènes ayant trait au sexe, à la mort, à la violence, à l’alcool et à la drogue. Sur la partie droite, c’est une autre facette du père qui est représentée : la musique, la nature, la peinture et la femme.

 

Antoine Rigal peint de façon très incisive ses personnages qui semblent presque sortir d’une bande dessinée. Souvent un OEil domine l’œuvre, comme dans Das is dead, représentant un Dieu froid et cruel, ou peut-être l’artiste lui-même contemplant sa création.