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Collections Naïfs et Singuliers


Le terme de Naïf a été employé dès la fin du 19e siècle afin de qualifier les œuvres du Douanier Rousseau. Utilisée tout d'abord de façon péjorative, cette dénomination, bien qu'inadaptée, reste aujourd'hui le vocable le plus usité pour désigner les productions d'artistes autodidactes pratiquant un art qui se situe en dehors de toute catégorie stylistique.



Quelques oeuvres :


L’Art naïf n’a pas d’école, ni de théorie et toute classification reste sujette à caution. Chaque peintre naïf a son propre imaginaire et sa propre expression picturale. Éloigné des conventions plastiques, l’Art naïf apparaît comme l’une des sources de l’Art moderne. Les acteurs les plus importants de l’avant-garde artistique comme Picasso, Delaunay ou Kandinsky vont ainsi s’intéresser, voire emprunter, à cet art spontané bien éloigné de l’enseignement dispensé par les écoles des Beaux-Arts.

 

Depuis plusieurs années, la politique d’enrichissement du musée s’élargit aux artistes dits Singuliers et met en évidence des passerelles entre deux formes d’art populaire aux frontières bien imprécises.

 

Le concept d’Art Singulier est apparu dans les années 1970. Ces « Singuliers de l’Art » sont découverts par le grand public en 1978 lors d’une importante exposition tenue au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Le concept met en avant des artistes hors-normes, à mi-chemin entre l’Art naïf et l’Art brut, et qui, par leurs nombreuses innovations plastiques, apportent un nouveau souffle à la création autodidacte.

 

Le musée d’Art naïf, installé dans le monument phare de la ville, est le seul établissement municipal présentant une collection permanente. Créé en 1967 à l’initiative des artistes Jules Lefranc et Andrée Bordeaux Le Pecq, il est alors le premier et unique établissement français consacré à l’Art naïf.