Musees de Laval » Anselme Boix-Vives (1899-1969), Éléphant blanc



Anselme Boix-Vives (1899-1969), Éléphant blanc


 

Boix-Vives Anselme, Torero vu par A.B., non daté

Boix-Vives Anselme, Torero vu par A.B., non daté

 

L’art n’occupait aucune place dans la vie d’Anselme Boix-Vives, commerçant modeste d’origine espagnole, jusqu’à la mort de son épouse, en 1962. Désemparé et désœuvré, il prit alors ses pinceaux pour trouver un nouveau sens à son existence. Sans aucune formation artistique, il entama un gigantesque travail de création : entre 1962 et 1969, il peignit plus de deux mille œuvres.

 

Boix-Vives était un idéaliste, et sa peinture reflète cette vision émerveillée qu’il avait du monde. Avec des formes proches de l’art aborigène, il a créé un univers où un bestiaire attachant et fantasmatique règne sur une jungle luxuriante, remplie de petits personnages aux grands sourires. Sa première source d’inspiration était l’Espagne de son enfance. Il illustrait alors ses souvenirs, des corridas, comme pour Torero vu par A.B., des fêtes des fleurs et des processions religieuses.

 

Boix-Vives achetait très peu de toiles. Tout support lui semblait bon, et il dessinait et peignait sur tout ce qui lui tombait sous la main : carton récupéré, papier comme pour les trois œuvres exposées. Il utilisait indifféremment de multiples techniques, gouache, crayons de couleurs, feutres, crayon gras, ou encore le stylo bille et l’huile. Par son utilisation de la couleur, Boix-Vives voulait représenter cette vie qu’il aimait intensément : chaude, froide, pure ou mélangée, vive ou éteinte, chaque couleur vient faire naître un éclat de la lumière que Boix-Vives percevait en toute chose vivante.